Rhum de Maurice





Puisez dans la culture locale, avec modération

L'histoire du rhum reste fortement liée à la culture mauricienne. Comme le Séga local à l'époque de Ti Frère ou Serge Lebrasse, le rhum a souvent été considéré comme la boisson des pauvres. L'homme a toujours fermenté des boissons. L'arrack a été la première boisson fermentée introduite en 1639 lorsque la canne à sucre a été introduite à Maurice. Tout a commencé par un colon Hollandais, Jan Harmansz, qui vivait à Flacq, a brassé de la sève de latanier. Lorsque les Français se sont installés à Maurice, Mahé de Labourdonnais a établi à Villebague, une raffinerie de sucre et une distillerie. Plus tard, vers 1858, dans l'arrière-cour du peuple, «des tilambics ont été produits. Les boissons fermentées, considérées comme du rhum de mauvaise qualité, ont été interdites au cours du XXe siècle. Cela a incité la production du rhum produit à partir de mélasse autorisée par le gouvernement. Le rhum mauricien s'est fait une réputation locale et à l'étranger. De nombreuses distilleries et usines de l'île ont proposé tous les types de mélanges agricoles de rhum pour la consommation locale et pour l'exportation.

Le rhum est plus qu'une boisson, c'est une culture avec ses traditions. Le rhum Mauricien a un caractère distinct. C'est un alcool fort dont la consommation excessive est dangereuse pour la santé. Le rhum est à la portée de tous. Il existe une grande variété de rhums sur le marché. Il peut être dégusté nature ou mélangé, arrangé ou en cocktail. Les Mauriciens adorent leur rhum coca et beaucoup l'accompagneront de leur gajack préféré la «Licorne». Nous vous recommandons fortement de visiter l'usine St Aubin située au sud pour visiter la distillerie et d'avoir une excellente idée de la fabrication d'un rhum artisanal et traditionnel. Saint Aubin a brillamment relevé le défi de l'innovation et a su concilier tradition, dimension humaine et protection de l'environnement lors de la production de rhums agricoles authentiques appréciés des connaisseurs comme des amateurs.

Christian Lefèvre